Mauvaise gestion et volte-face à l’Hôtel de Ville : y a-t-il un pilote dans l’avion ?


Anne HIDALGO au cours de sa conférence de presse du lundi 1er mars 2021.
Anne HIDALGO au cours de sa conférence de presse du lundi 1er mars 2021.

Quatre jours après que son Premier adjoint a plaidé l’hypothèse de travail d’un reconfinement de 3 semaines de la capitale, mais quelques heures après qu’il a reconnu une “déclaration précipitée”, et au terme d’une journée de concertation avec l’Agence Régionale de Santé, le Préfet de Région, le Préfet de police de Paris et les Maires d’arrondissement, la Maire de Paris a finalement qualifié cette option de “difficile, dure, voire même inhumaine” lundi 1er mars. Au lieu de quoi, elle a proposé des mesures cosmétiques pour freiner la diffusion du virus et de ses variants, notamment dans les établissements scolaires : ouverture des fenêtres, organisation des cours à l’extérieur dans les parcs et les jardins, intensification du dépistage...

Que comprendre ? Pourquoi l’un plaide une option plus “dure” tandis que l’autre rejette une option plus “douce” ?

De deux choses l’une. Soit Anne HIDALGO n’avait pas mandaté Emmanuel GRÉGOIRE jeudi dernier et l’initiative non concertée de son Premier adjoint illustre alors l’inquiétante mauvaise gestion de l’Hôtel de Ville depuis que la Maire, manifestement plus intéressée par la conquête que par l’exercice du pouvoir, nourrit d’autres ambitions, exigeant d’elle un “tour de France” et une “déparisianisation” accélérée. Soit elle l’avait bel et bien mandaté mais a changé de position face à la levée de boucliers suscitée. A moins que la mauvaise gestion n’exclue pas la volte-face ?

Une constante toutefois : se différencier à tout prix de l’Exécutif, en frisant si besoin le “yakafokonisme”... Tantôt en surenchérissant (pour un reconfinement de 3 semaines), tantôt en sous-enchérissant (contre un reconfinement le week-end). Autrement dit, instrumentaliser les Parisiens à des fins électorales désormais nationales.


Ce n’est pas à la hauteur, ni d’une Maire de Paris, ni d’une candidate à l'élection présidentielle, ni d’un dauphin putatif.

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