Régionales : votons en juin pour déployer efficacement le plan de relance !



Alors que le Gouvernement a indiqué qu’il suivrait l’avis imminent du Conseil scientifique sur la tenue des élections régionales les 13 et 20 juin, plusieurs arguments peuvent être invoqués afin de ne pas les repousser une deuxième fois pour des motifs sanitaires.


D’abord, il serait paradoxal de prolonger le confinement du seul processus démocratique au moment où la plupart des autres activités n’ont jamais cessé ou ont repris (entreprises, écoles, transports, associations, etc.), et où la plupart de nos voisins ont maintenu leurs élections au premier semestre (Pays-Bas, Portugal, Bulgarie, plusieurs länder allemands, la région espagnole de Catalogne) ou bien s’apprêtent à les tenir (Royaume-Uni).


Ensuite, il est possible de faire campagne autrement puis d’organiser les opérations de vote dans le respect d’un protocole sanitaire sûr. C’est même une opportunité de moderniser la façon dont nous dialoguons et faisons vivre le débat public. Dommage que le Gouvernement n’ait jamais daigné en profiter…


Enfin et surtout, les élections régionales sont particulièrement importantes cette année car ce sont principalement les régions qui, par leurs compétences et leur taille, seront le bon niveau de collectivité territoriale pour mettre efficacement en œuvre les différentes politiques publiques du plan de relance et de la sortie de crise (développement économique, emploi, éducation, mobilité…). Tenir les élections les 13 et 20 juin, c’est ainsi relégitimer à temps les Conseils régionaux qui auront à déployer les investissements d’avenir engageant les Français à l’horizon 2030 et au-delà.


Reporter une nouvelle fois les élections régionales, ce serait au contraire prêter le flanc à une double critique, celle du basculement dans une démocratie sanitaire et celle d’un sursis de convenances politico-électorales.

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